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LA VERITABLE HISTOIRE DE PAUL'ANTO |
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Paul'Anto était un voleur, un bandit d'honneur, comme on dit par chez nous. Il volait, blessait parfois, mais à ce jour, jamais son fusil n'avait tué. Il détroussait souvent les riches de ce monde, venus jouir sur l'île de Beauté des douceurs d'un hiver plus clément. Il détroussait mais jamais il ne tuait. Pas un sentier, pas une pierre, pas une montagne n'avaient de secret pour lui. Vous me croirez si vous le voulez, mais Paul'Anto vécut, en ces lieux, une bien étrange aventure. Jamais, il ne voulut la conter. Pourtant, un soir où nous avions beaucoup festoyé auprès d'un grand feu, il me livra une histoire assez insolite. Comme les jours se font de plus en plus courts, je me dépêche de vous relater ce fait mystérieux, en précisant toutefois être sain de corps et d'esprit, même si mon grand âge pourrait en faire douter certains. Comme je le disais, Paul'Anto était un bandit de grand chemin, un bandit d'honneur, comme on dit par chez nous. Il volait, détroussait mais jamais il ne tuait. Un beau jour, alors qu'il vagabondait, s'enivrant des senteurs épicées d'un maquis paré de toute sa splendeur, il découvrit, entre deux arbousiers, un vieux sentier abandonné. Muni d'une rustaghja (sorte de machette), il se tailla un chemin parmi les cistes et les ronces. Le vieux sentier s'enfonçait dans la campagne sauvage. Les bordures de pierres intriguèrent Paul'Anto. Il n'avait jamais vu pareille route dans sa montagne. L'endroit paraissait différent des autres lieux qu'il connaissait. Derrière la nature hostile, d'étranges statues de pierre dressées se cachaient. Au fur et à mesure qu'il pénétrait le cœur de cet énigmatique domaine, l'espace sembla s'ouvrir devant lui. De la terre émanait une force étrange. Elle avait la puissance de ces lieux chargés d'histoire et de magie. Le temps semblait s'être arrêté entre deux mondes. On n'entendait plus le chant des oiseaux. Même le soleil se noyait dans les arbustes feuillus. La voie s'élargissait à chacun de ses pas. Le long du chemin, la végétation avait beaucoup changé. Les buissons bas et enchevêtrés avaient un aspect sombre et bien étrange. Depuis un moment, Paul'Anto éprouvait la bizarre impression d'être observé. Il ne pouvait pas expliquer comment, mais il savait. Des yeux le regardaient. Ils n'appartenaient ni à un sanglier ni à un merle égaré. Lentement, tous ses sens en alerte, Paul'Anto avança, ne sachant où ses pieds pouvaient bien l'amener ! Quelques enjambées plus loin, une pente conduisit notre bandit d'honneur au pied d'une gigantesque formation de pierre. Plutôt que des pierres, on pouvait dire que c'était des rochers énormes empilés les uns sur les autres. Par endroits, de petits sentiers pavés de pierres reliaient plusieurs blocs les uns aux autres. Il découvrit un pan vertigineux plongeant directement au cœur d'une verdoyante vallée. Une explosion de couleurs s'offrit sans pudeur à son regard. La beauté du site était éblouissante ! Jamais, Paul'Anto ne s'était rendu compte à quel point son pays était magnifique. Il resta, là, un bon moment immobile, profondément ému du spectacle ! Avec regret, pourtant, il s'arracha à sa contemplation, et visita l'étonnante bâtisse. Une brise fraîche pour la saison soufflait en continu. Elle ajoutait un peu plus de mystère à l'ambiance du lieu sacré. Indifférent à cela, Paul'Anto semblait plutôt intrigué de la manière dont cet édifice titanesque avait bien pu être érigé. Il s'assit tranquillement au pied de l'imposante muraille. Il sortit de sa besace un reste de coppa et de pain de seigle. Un petit spuntinu (casse–croûte) semblait indispensable, le temps de mettre un peu d'ordre dans sa tête. Tant de questions s'y bousculaient allègrement ! « Qui avait bien pu hisser ces blocs de pierre, se disait-il, d'où venaient les habitants ? Pourquoi vivaient-ils loin de tout ? ». Soudain, une pierre semblant venir de nulle part vola doucement au-dessus de sa tête. Elle vint se planter, là, devant ses pieds. Ce n'était pas qu'il n'avait pas de courage le pauvre Paul'Anto ! Toujours est-il qu'il prit ses deux jambes à son cou ! Il remonta le sentier plus vite qu'il ne l'avait descendu. Il était presque parvenu à l'orée de cet étrange territoire, lorsqu'il remarqua une vielle dame tranquillement assise sur trois morceaux de pierre. Au milieu d'un visage froissé comme du parchemin, son doux regard souriait, serein, lumineux. Malicieusement, elle observait Paul'Anto qui arrivait péniblement, et... bigrement essoufflé ! « Bonjour, Jeune Homme ! Où cours-tu si vite ?», lui demanda-t-elle. « Oh.. Je…viens... d'en... bas... vraiment... bizarre... comme endroit... N'y... allez pas, vous n'êtes... plus très jeune... faut être prudent ! », répondit-il entre plusieurs mouvements de respiration, plutôt saccadés. « Mon jeune ami, puisque tu parles de mon grand âge, pourrais-tu me donner de quoi retrouver un peu de mes forces ? Je suis une véritable écervelée. Je suis partie me promener sans amener de quoi me restaurer et étancher ma soif ! C'est vraiment idiot et imprudent, ne trouves-tu pas ? », déclara-t-elle avec la même bienveillance dans la voix. Spontanément, Paul'Anto s'assit près de la femme (à l'âge antique, songeait-il !). Il sortit de sa musette les restes de pain, de coppa et de vin. Il fut prévenant et généreux allant même jusqu'à couvrir les épaules de la frêle créature de sa large veste molletonnée. Le rose, enfin revenu sur ses joues usées par le temps, la vieille dame se leva soudain plus alerte. « Ola, Minnà (Grand'mère) pas si vite pianu, pianu (doucement, doucement) ! Prenez le temps de vous reposer »protesta Paul'Anto. Mais la centenaire lui rendit son manteau. |
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Au cœur de la citadelle, Commanderie des Preux Hospitaliers, à la dernière marche d'un escalier de pierre se tient Dame Angèle. Son doux visage garde les traces laissées par le temps. De minuscules chemins du passé bordent ses grands yeux couleur d'azur. Un merveilleux sourire illumine ce beau paysage relevant des pommettes saillantes préservées par les ans. Assise sur la dernière marche d'un escalier de pierre, Dame Angèle attend. Quelques badauds flânent. Leurs rêveries, peuplées de légendes et de hauts faits d'histoire, les amènent vers la place, où la grande fontaine murmure solitaire, des chants venus du passé. Mais, avant de franchir l'immense porche, face à l'église, ils sont, malgré eux, attirés par cette étrange vieille dame, assise sur la dernière marche d'un escalier de pierre. De la main, ils lui envoient un signe amical, le cœur soudain plus léger. Ils sourient à cette noble inconnue, lui adressant un « Bonjour ! » jovial, eux, qui, dans leurs villes agitées et surpeuplées, oublient bien souvent leurs voisins de palier. Là, face à la tranquillité bienheureuse de cette Dame au port altier, ils se réconcilient avec leur destinée, chassant de leur corps, comme par magie, ce mal nouveau des grandes citées. En un instant, sans qu'ils puissent s'en apercevoir, un présent vient de leur être offert. Ils franchissent, alors, le porche, l'âme plus sereine, tout leur être soudain rechargé. Assise sur la dernière marche d'un escalier de pierre, Dame Angèle attend. Caché sous son corsage de dentelles, le précieux médaillon est là, blotti au plus près de son cœur. Viens découvrir le secret de Dame Angèle en cliquant sur le lien suivant et .... Bonne Lecture !!!! |
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HISTOIRES DE MONSIEUR DUDUNES |
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« Croque-patte et crotte de nez, Mon histoire commence...... » Dans la cheminée, un grand feu crépite de joie. Monsieur DUDUNES met ses lunettes, serre autour de son cou son écharpe de laine, et tousse un peu pour éclaircir sa voix : « Hum ! Hum ! » Il regarde autour de lui les yeux émerveillés de ses petits-enfants. Comme tous les mercredis, Grand’père DUDUNES les reçoit dans sa maison jolie. Après chaque gigantesque goûter, il est de tradition qu’il leur raconte une histoire. « Mes chers petits-enfants, un vieux chien comme moi sait que des petits anges comme vous aiment les belles histoires. Celle-ci sera bien différente des autres. Tout commence le jour où un petit chiot sans nom arrive sur une grande, très grande route. C’est la veille de Noël. Il fait froid. Il n’a pas mangé depuis très longtemps, et son jeune corps a déjà beaucoup souffert de la méchanceté des hommes. Il a peur. Il n’arrête pas de traverser la route dans un sens, puis dans l’autre, allant de droite à gauche sans s’arrêter… Malgré les voitures qui roulent autour de lui, il continue sans comprendre qu’un grand danger le menace !! Heureusement, Monsieur le Facteur Rémy passe par-là pour prendre le courrier dans la boîte aux lettres jaune de la Grande Route. Soudain, il voit le chiot qui gambade ignorant le terrible danger qui roule autour de lui ! N’écoutant que son grand cœur, Facteur Rémy essaye de s’approcher de cette boule endiablée. Mais, le petit chien apeuré par tant de mésaventures n’a pas confiance en cet homme. Même, sa voix, pourtant si douce, l'inquiète : « Viens, petit ! Approche-toi, n’aies pas peur ! Je ne te veux aucun mal ! Tiens, regarde ce que j’ai dans la main, regarde et mange; tu dois avoir si faim !» . Les yeux du chiot fixent intensément le morceau de biscuit que Facteur Rémy tient entre ses doigts. Il s’approche enfin, saisit le bout de gâteau entre ses dents, et commence à le dévorer comme si toute sa vie en dépendait ! Rémy approche sa main, gratouille la tête du toutou. « Quel appétit, mon ami !! Bon, ce n’est pas tout, mais, je me demande ce que je vais bien faire de toi ! J’ai deux gros chiens à la maison qui ne seront sûrement pas contents de te voir arriver sur leur domaine. Vraiment, je ne sais quoi faire ! Je pense que la seule solution est de t’emmener au Refuge des Animaux. en souhaitant de tout mon cœur qu’une personne viendra te chercher pour t’adopter ! Bon, il faut qu’on se mette en route, j’ai ma tournée de ramassage du courrier à terminer ! Après on s’occupera de ton cas ! » Si tu veux te joindre au Club des Histoires du Mercredi de Monsieur Dudunes, suis le lien ci-dessous et .... Bonne Lecture !!! |
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JEANNE ET POULCROTE LE FARFADET |
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Croque-patte et crotte de nez, mon histoire commence ..... Jeanne est une petite fille comme toutes les petites filles ! Elle dessine des fleurs et des cœurs, de jolies palettes aux couleurs de la vie. Elle s'invente des mondes imaginaires où des princesses intrépides chevauchent des dragons rose bonbon. Elle chante souvent de sa voix douce, aérienne, illustrant, chaque jour qui commencent, de notes nouvelles et parfumées. Merveilleuse Jeanne, du haut de ses presque huit ans, pétille de joie et de bonne humeur. Ses jouets préférées, sa poupée Chloé et son ours TontonGzav, l'accompagnent depuis toujours le long de ses rêveries. Jeanne aime sa maison blottie au cœur des vignes. Elle court souvent le long des rangées de raisins suspendus. Elle s'amuse à cache-cache avec son frère Méven. Déguisés en chevalier et en princesse intrépide, armés de bouts de bois et de fronde fabriquée, ils partent, ensemble, en expédition, chercher, les cercles de pierres. Mais, cachés sous les grandes feuilles ou protégés par la mousse humide et parfumée de la forêt toute proche, les ronds magiques de fées bougent tout le temps ! C'est exaspérant ! Lorsque Jeanne et Méven en trouvent un, le lendemain, il a disparu ! Foi de tortue ! Si tu souhaites la suite de cette histoire, je t'invites à cliquer sur le lien suivant et ... Bonne Lecture !!!!
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Notre drapeau blanc et noir vissé sur nos épaules, la fièvre au cœur et au corps, nous marchons d’un pas alerte à la rencontre de nos amis de la Bretagne. Notre drapeau blanc et noir vissé sur nos épaules, nous exposons fièrement l’ébène symbole de notre peuple rebelle. Point de révolte, aujourd’hui, mais une aventure fraternelle faite de musique, de danse et de chants ensorcelants, qui entraîne nos pas alertes à la rencontre d’une culture qui parle à nos cœurs et à nos âmes. Au coin d’une rue, les sons des bourdons capturent nos sens. Une émotion étrange envahit nos entrailles, monte à l’assaut de nos yeux embués de larmes. Un enthousiasme fébrile a envahi toute le ville de Lorient. C’est palpable dans chaque endroit que foulent nos pieds comme une merveilleuse maladie. C’est la grand Jour ! La Grande Parade va commencer ! Lentement, des courants de marée humaine s’écoulent vers le centre ville. Les endroits, même les plus incongrus, sont assaillis par une foule mouvante et enthousiaste. Nous, les quatre voyageurs en terre bretonne, observons, fascinés, cette cité entière palpiter au nom d’une culture, rassembler en son sein de nombreux pays sous la bannière universelle des nations celtes. Malgré la distance parcourue, depuis notre île, blottie au cœur de la Grande Bleue, cette ambiance festive, fraternelle, ludique, nous a charmé, il y a un an déjà. Mon époux et moi-même avons décidé d’amener nos deux garçons partager avec nous cette merveilleuse aventure. On ne croyait pas si bien dire ! En effet, si je viens à vous aujourd’hui, ce n’est point pour vous faire une description touristique de la Grande Parade du Festival Interceltique de Lorient. D’autres l’ont déjà fait, le font et le referont bien mieux que moi. Si je viens à vous aujourd’hui, c’est que nous vécûmes, en ces lieux, une bien étrange histoire. Jusqu’à ce jour, nous nous sommes refusés à la conter pensant qu’on nous prendrait pour de dangereux illuminés. Grâce à Morwenna Mairin Morgan qui tient au bout de ses doigts une magnifique plume or et argent, l’occasion m’est offerte, de vous livrer, enfin, notre insolite mésaventure telle que nous l’avons vécu. Notre histoire commence donc, lorsque ma petite famille et moi-même déambulons dans les rues de Lorient. Nous sommes entraînés par la ferveur festive de cette belle matinée qui commence. Marc’Andria et Lucca, nos deux enfants, découvrent, pour la première fois, l’ambiance magique du FIL, tel qu’on le nomme depuis longtemps. Ils ressentent les vibrations palpitantes du cœur de la ville. Ils sont interpellés par l’énergie des « Caramusa *» bretonnes (*Cornemuse en langue corse). Les « Cetere *» et « Pivane *» made in Armorique (*instruments corses, traditionnels petits cousins des bombardes bretonnes) les emportent dans un quadrille inépuisable d’émotions diverses et variées. Avec Jean- Marc, mon époux, j’observe chacun de leurs gestes guettant, comme un copié-collé, les mêmes sentiments qui nous ont submergés, tous les deux, l’année passée. Dans nos bagages surchargés, les voix chaudes et puissantes de nos chants insulaires nous ont accompagnés. Comme dans cette terre d’accueil festivalière, nos paghielle et madrigale, nos ritournelles et berceuses, ont traversé les méandres du passé. Ils se sont transmis de bouche à oreille afin de parvenir jusqu’à nous, exceptionnel patrimoine que nos anciens nous ont laissés. Au détour d’une ruelle étroite et ensoleillée, voilà-t-il pas qu’un groupe très agité de joyeux drilles vient à notre encontre ! Ils lèvent ensemble les bras au ciel en poussant des hourras et « Degemer mat » tendrement mélangés et fouillis ! Ce joli tintamarre nous annonce les retrouvailles tant attendus avec nos amis, notre famille de cœur et de Bretagne ! Gzavtontongzav, Sofix, Papyfanch, Philou, Petit Pierre, Valentin, Jeanne, Méven, Chanchan, Marie, ils étaient tous là avec leur générosité débordante, leur joie de vivre contagieuse. Les embrassades n’en finissent plus, mais c’est si agréable de retrouver ses amis, alors on savoure cet instant comme si c’était l’éternité. Notre vague d’amitié enfin constituée, nous déversons notre bonne humeur dans les rues de Lorient. Nous nous dirigeons vers les grands boulevards où la Grande Parade va commencer son défilé. Une cinquantaine de pas plus loin, l’espace s’ouvre sur une cour intérieure. Un jardin somptueux nous invite à la contemplation. Subjugué par tant de beauté, notre petit groupe s’étonne qu’un spectacle aussi insolite puisse exister au cœur de la ville. Ensemble, nous nous engouffrons dans cette impasse colorée. Tout à notre émerveillement, aucun d’entre nous ne s’aperçoit de l’arrivée d’une « quatre L » cabossée à l’allure chaotique et bigrement bariolée. Débordant de tous les côtés, une crinière immaculée s’échappe du véhicule. Elle vole au vent de manière anarchique et indisciplinée. Au volant, semblant envahir tout l’espace, s’agite un extraordinaire personnage ! Une chevelure espiègle couronne un visage pittoresquement ridée. Celui-ci est enveloppé par une barbe volumineuse et interminable du même blanc éthéré. Contre toute attente, les seuls à réagir, Jeanne et Lucca s’approchent de l’étrange bonhomme, et les mains sur les hanches se plantent devant lui, l’air ahuri. « - Mais, c’est toi, c’est bien toi, Merlin, le plus grand de tous les sorciers ! », s’exclame Lucca, « Mais, oui, c’est bien toi », renchérit Jeanne, « Hein, dis que c’est toi, Hein, Hein, c’est pas la peine de mentir, on t’a reconnu ! ». « - Ben, ma p’tite Dame, mon p’tit Gars, je suis fait comme un rat, sacrebleu ! », riposte immédiatement l’interpellé, l’air étonné « Vous m’avez reconnu ! C’est sacrement et bougrement malicieux, mes jeunes amis ! Mirddhin, pour vous servir ! À qui ai-je l’honneur ? », demande le grand « sorcier » mimant une courbette exagérée, des plis de malices sur le bord de ses yeux. « - Je m’appelle Lucca, déclare fièrement le garçon, je viens d’une île lointaine. J’habite avec mon frère Marc’Andria au pied d’un piton rocheux, le mont Gozzi, où un trésor légendaire est encore cachée. » puis se tournant vers sa voisine, il dit : « Voici Jeanne, mon ami de Bretagne, elle habite avec son frère Méven dans une maison blottie au cœur des vignes. Elle a vécu une merveilleuse aventure avec un farfadet du nom de Poulcrote. Elle a permis de sauver la reine du Petit peuple des Crot….. ». « Excusez mon fils, et son imagination très fertile », dis-je coupant ainsi le flot de parole de mon petit garçon, « nous ne voulons pas vous déranger mais nous admirons ce jardin magnifique ! Désolé, nous allons vite partir car la Grande Parade va commencer, et ….. ». « Non, Non, point d’excuse », rétorque le fantaisiste individu, « Vous êtes les bienvenus dans ma cour des mille jardins ! Quant à la Grande Parade, ne vous inquiétez pas, vous y serez à temps et bien installés tous ensemble pour la contempler. Suivez-moi, que je vous fasse visiter mon petit univers !! » continue le vieil homme accompagnant sa parole d’un geste nous invitant à le suivre. Les enfants et les adolescents s’élancent les premiers derrière les pas d’un Merlin, âgé mais vigoureux, dynamique et impétueux. D’abord sur la réserve, les quelques adultes que nous sommes décident de suivre le mouvement. Là, « Merlin le plus grand de tous les sorciers » nous offrit la plus belle visite qu’on eut pu imaginer ! Chaque porte végétale s’épanouissent vers de nouveaux espaces verdoyants. Des fleurs aux parfums capiteux embaument l’air de leurs effluves, ensorcelant chacun de nos pas. Une fontaine borde chaque coin ombragé, murmurant, solitaire, des mélodies douces et harmonieuses. D’étranges cercles de pierre foisonnent de-ci, de-là auprès de champignons alignés et de vieux chênes tortueux. Jeanne se tourne vers Lucca, et lui faisant un clin d’œil, elle murmure complice : - « C’est les mêmes cercles de pierre qu’on a découvert Méven et moi au cœur des vignes. Là où on a rencontré Poulcrote le Farfadet. ». Mirrdhin ou Merlin, peut importe, se tourne vers la merveilleuse Jeanne en souriant mystérieusement. La nature prolixe et somptueuse nous entoure de ses entrelacs de verdures et de fleurs. Elle est tellement présente qu’on a du mal à voir la couleur du ciel. Bien qu’émerveillé par tant de splendeur, les « grandes personnes » du groupe, c’est à dire PapyFanch, Gzavtontongzav, Sofix, Chanchan, Philou, Jean-Marc et moi-même, se posent quand même beaucoup de questions. Malgré cela, nous continuons de suivre cette excursion inhabituelle. Semblant comprendre notre ressenti, l’homme à la crinière immaculée lève sa main vers nous. Il dessine dans les airs des arabesques en prononçant des mots dans une langue étrange. Soudain, une brume apparaît, nous entourant de toute part. L’horizon s’élargit autour de nous. Sans nous en rendre compte, nous nous retrouvons , tout en haut sur le sommet d’une île majestueuse. La cour des mille jardins s’était métamorphosée, sous nos yeux, en un monde fabuleux. Subissant très certainement une magie ancienne, nous trouvons que la promenade est fort agréable. Nous profitons intensément de ce moment. En effet, semblant sortir de toute part, des créatures de tailles et de formes différentes sortent, peu à peu, des entrelacs feuillus et verdoyants. Voletant autour de nous, des lucioles s’amusent à nous frôler, nous chatouillent, espiègle, le bout de nos nez. À nos airs ébahies, Mirrdhin, mais c’est sûr pour nous tous, maintenant, le vrai Merlin, le plus grand de tous les sorciers, Mirrdhin, dis-je, rigole de tout son cœur. « Mes chers amis, quel plaisir pour moi de vous recevoir, mais ah, ah, vous êtes tous tordant à voir ! Ne m’en voulez pas, comprenez-moi ! Pendant ces quelques jours d’allégresse que dure le festival interceltique, il y a tant de bonheur et de joie, tant de musique et de poésie, tant d’amour et de fraternité que j’ai décidé d’accueillir chaque année, depuis quarante ans, des groupes de quelque personne. Je leur fais entrevoir, pendant quelques instants, un autre monde juxtaposé au leur. Votre monde et le mien vivent côte à côte depuis des siècles sans se voir. Le Petit Peuple existe, il est là tout autour de vous. Avalon, la Belle, existe, vous êtes en ce moment debout sur le plus haut de ses sommets. » « C’est ce qu’on arrête pas de leur dire, mais ils ne nous croient pas, pourtant, moi par exemple, je l’ai pas inventé Poulcrote le Farfadet », s’écrie Jeanne franchement très agacée. « Elle a raison », se hasarde Marc’Andria, « Chaque fois qu’on dit avoir vu un truc bizarre, personne ne nous croit, alors là, il n’y a plus de doute ! Merci, Mirrdhin, de ce cadeau merveilleux ! J’emporterai ce souvenir, chez moi, dans mon île. Je le garderai dans mon cœur à jamais. » Là-dessus, chacun des enfants, petits et grands, commencent tous à parler en même temps. Des milliers de souvenirs imaginaires les assaillent soudain. Méven, PetitPierre, Valentin, Marie, Lucca, Jeanne et Marc’Andria racontent chacun une anecdote faite de rencontres fabuleuses, d’aventures extraordinaires. Ils revivent ces histoires fantastiques qu’ils ont partagé avec ces êtres de cet autre monde exposé à leurs yeux en ce moment. De mon côté, je n’en crois pas mes yeux ! Au creux de mes mains, une fée gracile et lumineuse me regarde avec une curiosité malicieuse. Jean-Marc, mon mari, quant à lui, chante avec un elfe un madrigale* (*chant traditionnel corse) d’un genre nouveau. Sofix laisse exploser tout son talent, dessinant des formes étranges, des entrelacs sublimes et émouvants. Une elfe magnifique accompagne cette œuvre spontanée de ses conseils subtils et discrets. Philou et Papyfanch discute le coup avec de vieux druides à l’âge antique. Sur un vieux tonneau délabré, les verres de cidre et d’hydromel se succèdent au fil de leur conversation très animée. Même sur l’inoubliable Avalon, chacun a le droit de refaire le monde, arborant une pipe richement sculptée d’où s’échappent bien sûr de lourdes effluves musquées. Gzavtontongzav, quant à lui, perd ses yeux dans ceux d’une belle prêtresse aux longs cheveux bruns et soyeux. Un fin croissant de lune orne son front. Son fier et noble regard doré caresse celui de notre ami tout envoûté. Assis sur la dernière marche d’un escalier de pierre, ils se murmurent à mi-voix des mots que nous n’entendrons jamais. L’harmonie de cet instant irréel nous porte sur un nuage de sérénité. Mirrdhin se lève doucement, prononce de sa voix grave des mots incompréhensibles. Le voile de la brume se déchire lentement. Le chant des binious nous rappelle à la réalité. Le rêve semble se terminer. Mirrdhin nous entoure de ses bras généreux, nous dit merci et à bientôt. Toujours aussi alerte, il range, comme il peut, sa barbe interminable et sa chevelure volumineuse dans sa « quatre L » cabossée et toujours aussi bariolée. Il démarre en trombe, nous laissant, tous, du plus petit jusqu’au plus grand, comme anesthésiés. C’est PapyFanch qui réagit le premier en lançant à Mirrdhin un tonitruant « Kenavo », et se tournant vers nous : « - Allez les enfants, y a une Grande Parade qui nous attend », dit-il des étoiles dans les yeux. Jeanne la moue boudeuse se tourne vers son grand père et répond : « Mais elle doit déjà être finie la Grande Parade puisqu’on vient de visiter le pays de Merlin. » Se penchant vers elle, PapyFanch lui réplique l’air malicieux: « Ma pet’te princesse, j’ai comme qui dirait l’impression que Môsieur le Sorcier Merlin, le plus grand des plus grands sorciers, a prévu le coup. Alors, on va sortir de cette rue, on va s’installer et profiter pleinement de cette journée. Et festoyer aussi, grands dieux ! ». Notre vague de joyeux compagnons rejoint, alors, la marée humaine installée le long des boulevards. Là, comme l’avait prédit Merlin, nous trouvons une place stratégique où nous nous établissons sur le champ. Les cornemuses résonnent au loin. Nous savons qu’elles approchent, car nous voyons les premiers étendards avancer dignement sous les applaudissements du public enchanté. Nous avons encore autour de la tête des lucioles lumineuses qui dansent, nous chatouillent malicieusement le bout de nos nez. Nous parlerons très certainement plus tard ensemble de cet épisode de nos vies. Pour le moment, c’est la fête à Lorient. Jean-Marc et moi, nous observons notre petite équipe de joyeux lurons. Philou et Papyfanch discutent avec deux personnages ressemblant comme deux gouttes d’eau aux druides de la mystérieuse île d’Avalon. Sofix parle dessins et entrelacs celtiques avec une dame au doux sourire énigmatique. Les enfant, petits et grands, se racontent à voix basse la brève aventure qu’ils viennent de vivre. Une femme me regarde en souriant et me lance allègrement : « Quelle imagination, ces enfants, vous ne devez pas vous ennuyer tous les jours ! ». « Si tu savais, Madame, si tu savais ! » répondis-je à moi-même. Jean-Marc me donne un coup de coude dans les côtes, et me montre du menton, notre frère de cœur, Gzavtontongzav en grande conversation avec une magnifique jeune femme aux longs cheveux bruns et soyeux. Un fin croissant de lune orne son front. Son fier et noble regard dorée caresse celui de notre ami tout envoûté. Assis sur la dernière marche d’un escalier de pierre, ils se murmurent à mi-voix des mots que nous n’entendrons jamais. Voilà, mon histoire est enfin terminée. Elle fut écrite en une seule journée alors je demande votre profonde indulgence pour chacun de ces mots que vous lirez. De mon île lointaine, ma petite famille et moi-même, nous vous envoyons notre plus profonde amitié. Peut-être qu’un jour nous organiserons, chez nous, un festival semblable, rassemblant autant de nations, dans un même esprit convivial et fraternel. En attendant ce jour, je vous envoie DEUX tonitruants « kenavo ur wech all » e Avvedeci !!!
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« Croque-patte et crotte de nez, Mon histoire commence….. » Sa trousse de docteur bien rangée dans le coffre de sa voiture, Marie-Christine démarre en trombe ce doux matin d’automne. Les yeux larmoyants, le nez coulant, le front fiévreux, elle peste contre tout. Aïe, qu’est-ce qui a bien pu la mettre dans cet état ? La gorge en feu, tout son corps douloureux, elle distingue à peine la route au travers la brume opaque de ses yeux fatigués. C’est un comble, sapristi ! Un docteur malade ! C’est pas normal, ça ! « - Ce n’est pas dans l’ordre des choses, bon sang de bon sang ! » peste-t-elle dans sa tête engourdie. Elle roule à un allure raisonnable afin de rejoindre ses patients à son cabinet médical de la rue des Bastides. Au détour d’un virage très torturé, la voiture de Marie-Christine s’en va doucement, seule, comme une grande, embrasser le tronc d’un arbre énorme au beau milieu d’un pré. Coincée entre l’Airbag et le siège conducteur, la femme médecin, épuisée par la fièvre, conquise par la maladie, s’est endormie. Lorsqu’elle ouvre enfin ses yeux, tout est brumeux autour de ses yeux, autour de sa tête, autour de sa voiture. Un voile léger, couleur rose, aux reflets bleutés, l’enveloppe créant une ambiance ouatée et silencieuse. Au milieu du pré, près du grand chêne vert, là où repose le véhicule légèrement cabossé, se tient un bien étrange personnage. Il porte une robe couleur de nuit sur laquelle brille toutes les étoiles du firmament. Une barbe anarchique et interminable habille son menton volontaire d’un voile immaculé. Sa silhouette majestueuse, imposante, s’appuie sur un long bâton tortueux. Le long du morceau de bois ancien, des lignes striées marquent les signes du temps, tandis que des dessins d’entrelacs emmêlés s’allument de temps en temps de lueurs étranges et colorées. À l’extrémité de cette canne étrange, de fines branches viennent se mêler en un savant mélange emprisonnant la plus belle pierre qu’on eut jamais vu. Une étoile brille en son centre, palpite comme un coeur scintillant. Marie-Christine cligne des yeux. Elle se demande qu’elle est donc cette bizarrerie. Elle pense être victime de l’une de ces innombrables hallucinations décrites dans ses livres de médecine. Elle dégage ses mains, se frotte les yeux espérant voir ainsi disparaître cette étrange apparition. Avant qu’elle n’ait eu le temps de prononcer un seul mot, le mystérieux bonhomme, soudain, s’adresse à elle en ces termes sur un ton très pompeux : « - Bonjour, Docteur Marie-Christine, grande guérisseuse de ce monde insolite. Je m’appelle Palgrinfanch. Mon nom et mon titre ne te diront rien, mais je suis, au sein de ma Comté, une sorte de Suprême Docteur! ». « -Ben voyons, et moi je suis la reine d’Angleterre. Je savais que le cerveau pouvait parfois délirer mais alors là, c’est le pompon ! » se dit Marie-Christine pendant que la bizarrerie continue son monologue totalement hallucinant, si on peut dire… « - Je sais que cela va te sembler irréel, que ton esprit de …..Comment dit-on dans ton monde ?Ah, oui, de scientifique, va t ’empêcher de croire que notre rencontre est réelle, bien réelle. Effectivement, on pourrait croire que je n’existe pas, et pourtant, je suis bien là devant toi, et bla bla bla bla bla …..Tout à son discours, Palgrinfanch n’aperçoit pas l’air paniqué de la femme médecin. En effet, les yeux emplis de terreur, Marie-Christine songe qu’elle ne va pas tarder à se réveiller ! Il le faut, elle le doit ! Ce ne peut être vrai ! ! ! Il n’est pas là ! C’est un rêve ! Allez ma grande, pense à autre chose. Voyons, Madame Crespin a mal à la tête depuis quatre jours. Il ne faut pas qu’elle oublie d’aller la voir avant de rentrer à la maison ce soir. Et puis il y a aussi petit Lucca avec ses maux de ventre ou de tête, au choix, histoire de trouver une excuse pour louper une journée d’école. De sacrés talents d’acteurs ce jeune gaillard ! S’il continue comme ça, il ira loin cet adorable filou se dit Marie – Christine le sourire sur les lèvres en revoyant un visage rond et les yeux innocents du petit malicieux. Lentement, sans bouger la tête, elle tourne ses yeux, pensant que l’étrange apparition s’est enfin volatilisée. Mais non, il est toujours là ! « -Oh, non, c’est dingue ! J’aurais mieux fait de rester gentiment dans mon lit ce matin. Cette maudite fièvre me donne des visions abracadabrantesques ! » s’exclame Marie-Christine excédée. « - Oui, tu as peut-être raison, Abracabrantesque est le mot juste » répond dans la foulée Palgrinfanch. « - Qui?… Qui parle ?Qui est là , ?». « - Moi, Palgrinfanch le mage, pour vous servir Madame ! Voyez-vous, je vis près de ce chêne et par delà cette brume cotonneuse » déclare solennel le personnage à la robe couleur de nuit sur laquelle brillent toutes les étoiles du firmament »Toi, tu es Marie- Christine, n’est-t-il pas ? » s’enquit le mystérieux bonhomme à la barbe immaculée. « - Com….Comm…..Comment cela est-il possible ? » demande alors la jeune femme l’air ahuri, ne comprenant ou refusant de comprendre ce qui lui arrive. Dans sa tête, des milliers de cloches continuent de tintinnabuler allègrement! « - Je dois rêver tout éveillée ! » songe-t-elle. « - Non, Gente Dame, point de rêves en ce moment il y a ! Juste une rencontre improbable à la croisée de deux mondes qui se côtoient ! Je te connais tu sais ! « renchérit Palgrinfanch l’air auto satisfait. « – Vous.. vous me connaissez ? » s’étonne le médecin « Comment cela se peut-il ? Je ne vous ai jamais vu ! » « Que tu crois, Belle Dame ! Que tu crois ! Tu sais, je vois des tas de choses près de mon grand chêne vert, notamment, toi, que je vois souvent passer ou plutôt courir dans toute la Comté afin de soigner tous ces gens. Mais Sacré nom d’une pipe de druide guérisseur, tu ne te ménages point à prodiguer des soins toute la journée chaque jour de l’année. Je sais aussi que tu acceptes bien souvent des oeufs, des légumes en paiement de tes services que tu vas donner aux nécessiteux… » « - Heu ! Comment savez-vous tout cela ? » « oh ! Je regarde vivre les gens et ma mémoire est immense, voyez-vous ? Je n’oublie rien de ce que j’observe, de ce que j’entends. Alors, je sais qui tu es, je sais ce que tu fais, comment tu le fais et ce qu’on raconte sur toi ! Les gens de cette Comté parlent beaucoup de toi. Veux-tu que je te dise les mots qu’ils prononcent autour de ton nom, Dame Marie -Christine ? ». « - Je ne crois pas, pas assez de forces pour écouter vos fadaises Palgrinmachin ! Je suis fatiguée, très fatiguée !Plus de force, besoin de repos » répond la jeune doctoresse la voix s’éteignant progressivement. « Plus force…..besoin repos……dormir ….. ». Sous les assauts de la maladie, le médecin épuisé dodeline doucement sa tête douloureuse et écrase son nez sur le moelleux coussin de l’airbag. Elle a envie de dor-mir ! « -C’est pas compliquée sacrée nom d’une pipe ! Qu’importe ce stupide individu avec sa robe qui brille comme une star du rock and roll ! Mouais, lâche prise, ma belle, laisse-toi aller ! Dors un bon coup et tu vas oublier toutes ces vilaines douleurs qui cognent dans ton corps. Muuum, Voilà qui est mieux ! » se dit Marie – Christine s’enfonçant de plus belle dans le ballon de sécurité. Palgrinfanch réalise tout à coup dans quel état lamentable se trouve sa consoeur de cet autre monde. « - Bon, effectivement, cette pauvre dame a réellement besoin des services de Palgrinfanch, le plus grand de tous les Druides guérisseurs. Car en effet, s’exclame-t-il en s’adressant à un merle passant par là, qui à part moi, peut guérir cette malheureuse ! Oui, dis-je qui peut à par moi sauver cette âme généreuse, seule, perdue au coeur de nulle part dans un état d’effroyable calamité !!! Allez Hâtons-nous, Merle fébrile, Hâtons-nous de soigner de nos remèdes enchantés cette scientifique à l’esprit bien trempé ! » En trois enjambées, Palgrinfanch arrive auprès de la voiture du médecin. À grand mouliné, à voix forte prononcée, les incantations tourbillonnèrent dans l’espace. Emprisonnée au bout du bâton druide guérisseur, la plus belle pierre qu’on eut jamais vu, où palpitaient en son centre une étoile comme un coeur qui battaient, la plus belle pierre qu’on eut jamais vu se mit à pulser de plus en plus fort. Une lueur éblouissante s’échappe soudain de bout de bois et les entrelacs lancèrent de gerbes de milliers de poussières d’étoiles. La voiture disparaît soudain dans un nuage de rosée et de coton nacré. Elle réapparaît quelque mètre plus loin sur le bord de la route. Elle n’est plus cabossée, le coussin de l’airbag s’est réfugié dans le compartiment prévu à son effet. Pendant ce temps, marie – Christine dort paisiblement sur son volant les deux bras enroulé autour. De son sommeil bienheureux s’écoule une larme de salive au coin de ses lèvres. Elle semble apaisée, le teint plus reposé. Palgrinfanch, satisfaît de sa mission accomplie, contemple la jeune dame toujours endormie dans sa voiture mais l’air enfin guérie. « Voilà, Gente Dame, Moi, le Druide Guérisseur des Hautes plaines de la Courte fourchée, je te rends à ta vie trépidante de médecin de ces campagnes généreuses! Quand le clocher de l’église à quelque lieu de là sonnera, alors jeune Marie- Christine, tu te réveilleras ! Moi, je m’en vais retrouver mes ouailles, soigner leurs maux et leurs tourments de ces anciens sortilèges et potions mystérieuses venus de l’île cachées sous les flots. » À ces mots, Palgrinfanch caresse l’air de son bâton à la pierre merveilleuse et dans un éclair pourpré, il s’en va au coeur du grand chêne au milieu du pré. Au loin, des cloches lointaines se mettent timidement à chanter. Seule, Marie- Christine bouge doucement sa tête, et sursaute quand elle réalise qu’elle s’est endormie. « Ciel, je me suis assoupie au volant, je suis vraiment très imprudente ! Se dit-elle mais ne nous plaignons pas, je n’ai pas eu d’accident. La prochaine fois, lorsque je serais malade, je resterais tranquillement bien au chaud chez moi dans ma maison ! Quelle sotte vraiment d’avoir pris la voiture ce matin tssss! Et en plus, j’ai même eu droit à un rêve vraiment bizarroïde, un véritable délire! Ha, Ha, Ha, le druide guérisseur avec sa robe où brillent des étoiles, il fallait le trouver ce rêve quand même !! s’exclaffe la jeune doctoresse en se souvenant du drôle de personnage « rêvé ». Elle prend ses clés de voiture, s’apprête à faire démarrer le véhicule lorsque des centaines de milliers de paillettes dorées s’envolent de son chemisier. Elles s’échappent de l’habitacle se métamorphosant en de minuscules papillons de toutes les couleurs. Dans leur farandole joyeuse, ils volent gracieusement avant de disparaître derrière le grand chêne vert, laissant notre médecin sidérée mais miraculeusement guérie ce qu’elle venait tout juste de se souvenir. Quelle Aventure étrange ! Mais, qui pourrait la croire ? Les yeux rêveurs, un doux sourire figé sur ses lèvres, Marie- Christine se dit que la vie est quand même bien surprenante parfois, foi de guérisseuse malgré tout !! Au revoir et Merci Palgrinfanch ! À bientôt ! En roulant vers tous ses patients à soigner, la doctoresse sort sa main de la fenêtre de la voiture et l’agite énergiquement à l’attention du grand chêne au milieu du pré. »Croque-patte et crotte de nez, Mon histoire est terminée…… »
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LE MONDE SELON SOFIX PARTOUTATIX |
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Illustratrice de talent ! Le monde selon Sofix ! Venez découvrir ses illustrations dans Légendes de Quelque Part et sur son site : |
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Ce projet est né de la rencontre entre une corse et une bretonne au cœur de la forêt majestueuse de Brocéliande. Leurs imaginaires se sont emballés ! Pour l'une, ce fut au travers l'écriture d'histoires abracadabrantesques, l'autre au travers une illustration révélant un talent immense ( Sofix Partoutatix ). Leur créativité inépuisable vous est proposée au travers de ce site. Son titre évocateur « Légendes de quelque part » est, bien sûr une invitation à voyager au cœur de l’imaginaire. Ce concept original est bien plus encore. En effet, l’auteur est un personnage. Son nom : Morwenna Mairin Morgan. Ces trois M représentent les trois façons de nommer Morgane. Fée énigmatique pour les uns ou prêtresse venue des temps anciens pour les autres, chacun a la liberté de choisir sa version ! Morwenna Mairin Morgan, elle, semble perdue dans les brumes du temps. Elle détient de savoirs et des secrets. Elle souhaite les partager avec les Hommes. par des moments privilégiés, autour d’histoires écrites pour les touts petits mais aussi pour les plus grands. Elle ambitionne de rassembler les générations, - leur permettre ainsi de se rencontrer autour de mondes merveilleux
- cultiver ensemble leur imaginaire en le consommant sans modération.
Voici, à présent, une présentation qui suscitera, je l’espère, votre curiosité. Qui veut une histoire avant de dormir ?
Pour les amoureux des eaux bleues « Odyssée pour Mer Gluante » saura vous entraîner aux confins d’une fleuve passionné, tumultueux et d’une mer isolée. « La véritable histoire de Paul’Anto » vous éclairera sur un bien étrange sentier d’amour parmi les senteurs envoûtantes d'un maquis généreux !! Préparez vos zygomatiques à une drôle de mésaventure que vous contera « Zinzin le Magicien ». Sans oublier la rencontre hallucinante de " Jeanne et de Poulcrote le Farfadet" dans la maison enchantée blottie au cœur de bienheureuses vignes emplies de mille sortilèges. Quant à "Phylémon le Castor", il en fait voir de toutes les couleurs à ses parents, car il ne veut pas dormir. Là, caché dans cette histoire, vous sera révélé un secret millénaire pour endormir les craintes de vos enfants quand arrive le soir. Au Pays d'en Dessous des Dessus, venez découvrir le courage de "Poivre-Vert le ver de terre " qui s'ennuie tout seul dans sa maison au milieu de la terre. « Les Histoires du mercredi de Monsieur Dudunes » raviront les grands- pères ! Mais les grands-mères ne seront pas en reste avec « La maison d’Angèle ». Elles se remémoreront le temps de leur jeunesse où, éperdues d’amour pour leur bien-aimé, elles …..vécurent les instants d’un bonheur parfait !…. Quelques pincées d'espièglerie, un soupçon d'impertinence, de la sensibilité à fleur de peau, une bonne dose d'imagination saupoudrée d'une ration de créativité féconde et déjantée, voici les différents ingrédients de ce concept sorti des sentiers battus. Cette brève présentation de contes inhabituels aura su, je l’espère, éveiller votre curiosité. Ce concept est malléable, pourra bien évidemment évoluer et se transposer à l’infini au grès de nos inspirations créatrices. Il ne reste plus qu'à vous immerger au cœur de notre univers, de le savourer avec autant de plaisir que nous avons eu à le concevoir. «Croque- patte et crotte de nezment vôtre » Morwenna Mairin Morgan |
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